Qu'on massacre les rois, qu'on brise les autels,

C'est la faute des Dieux, et non pas des mortels.1160

De toute la vertu sur la terre épandue,

Tout le prix à ces dieux, toute la gloire est due;

Ils agissent en nous quand nous pensons agir;

Alors qu'on délibère on ne fait qu'obéir;

Et notre volonté n'aime, hait, cherche, évite,1165

Que suivant que d'en haut leur bras la précipite.

D'un tel aveuglement daignez me dispenser.

Le ciel, juste à punir, juste à récompenser,