Et tout ce que je suis et tout ce que je fus.
Je vous dois de l'amour, je vous dois de la haine:1565
L'un et l'autre me plaît, l'un et l'autre me gêne;
Et mon cœur, qui doit tout, et ne voit rien permis,
Souffre tout à la fois deux tyrans ennemis.
La haine auroit l'appui d'un serment qui me lie;
Mais je le romps exprès pour en être punie;1570
Et pour finir des maux qu'on ne peut soulager,
J'aime à donner aux Dieux un parjure à venger.
C'est votre foudre, ô ciel, qu'à mon secours j'appelle: