ŒDIPE.

Ce jour est donc pour moi le grand jour des malheurs,

Puisque vous apportez un comble à mes douleurs.

J'ai tué le feu Roi jadis sans le connoître;

Son fils, qu'on croyoit mort, vient ici de renaître;

Son peuple mutiné me voit avec horreur;

Sa veuve mon épouse en est dans la fureur.1680

Le chagrin accablant qui me dévore l'âme

Me fait abandonner et peuple, et sceptre, et femme,

Pour remettre à Corinthe un esprit éperdu;