S'il me choisit, ma sœur, donnez-lui votre foi:
Je vous en prie en frère, et vous l'ordonne en roi.
Vous, Seigneur, si Dircé garde encor sur votre âme
L'empire que lui fit une si belle flamme,
Prenez soin d'apaiser les discords de mes fils,1875
Qui par les nœuds du sang vous deviendront unis.
Vous voyez où des Dieux nous a réduits la haine.
Adieu: laissez-moi seul en consoler la Reine;
Et ne m'enviez pas un secret entretien,
Pour affermir son cœur sur l'exemple du mien.1880