Quand je vois quels malheurs malgré moi je produis;60

Mais ce dieu dont la main m'a chez vous affermie

Vous pardonnera-t-il d'aimer son ennemie?

Le voilà qui paroît, c'est lui-même, c'est Mars,

Qui vous lance du ciel de farouches regards;

Il menace, il descend: apaisez sa colère65

Par le prompt désaveu d'un souhait téméraire.

(Le ciel s'ouvre et fait voir Mars en posture menaçante, un pied en l'air, et l'autre porté sur son étoile. Il descend ainsi à un des côtés du théâtre, qu'il traverse en parlant; et sitôt qu'il a parlé, il remonte au même lieu dont il est parti[ [358].)

SCÈNE II.