Ces paniques terreurs pour ta gloire flétrie

Nous déguisent en vain l'amour de ta patrie;

L'impatiente ardeur d'en voir le doux climat850

Sous ces fausses couleurs ne fait que trop d'éclat;

Mais s'il faut la toison pour t'en ouvrir l'entrée,

Va traîner ton exil de contrée en contrée;

Et ne présume pas, pour le voir trop aimé,

Abuser en tyran de mon cœur enflammé.855

Puisque le tien s'obstine à braver ma colère,

Que tu me fais des lois, à moi qui t'en dois faire,