C'est un nouveau supplice à mes tristes appas

De faire une conquête où je n'en cherche pas.

Non que je vous méprise, et que votre personne980

N'eût de quoi me toucher plus que votre couronne:

Le ciel me donne un sceptre en des climats plus doux,

Et de tous vos États je ne voudrais que vous.

Mais ne vous flattez point sur ces marques d'estime

Qu'en mon cœur, tel qu'il est, votre présence imprime:

Quand l'univers entier vous connoîtroit pour roi,

Que pourrois-je pour vous, si je ne suis à moi?