Ma sœur n'a pas pour vous un sentiment si tendre,

Qu'elle aime à le sauver afin de vous le rendre;

Et je ne suis pas homme à servir mon rival,

Quand vous rendez pour moi mon secours si fatal.

Je ne le vois que trop, pour prix de mes services1850

Vous destinez mon âme à de nouveaux supplices.

C'est m'immoler à lui que de le secourir;

Et lui sauver le jour, c'est me faire périr.

Puisqu'il faut qu'un des deux cesse aujourd'hui de vivre,

Je vais hâter sa perte, où lui-même il se livre:1855