Et c'est ce qui me force à vous considérer,
De peur de perdre tout, s'il nous faut séparer.620
Je ne vois que vous seul qui des mers aux montagnes
Sous un même étendard puisse unir nos Espagnes[ [506];
Mais ce que je propose en est le seul moyen;
Et quoi qu'ait fait pour vous ce cher concitoyen,
S'il vous a secouru contre la tyrannie,625
Il en est bien payé d'avoir sauvé sa vie.
Les malheurs du parti l'accabloient à tel point,
Qu'il se voyoit perdu, s'il ne vous eût pas joint;