Accordez-vous toujours

Avec le doux chant des amours.

FIN DE PSYCHÉ.

PULCHÉRIE
COMÉDIE HÉROÏQUE
1672

[ 372]

NOTICE.

Nous apprenons par plusieurs témoignages contemporains, que Corneille, suivant sa coutume[ [351], alla lire cette pièce chez plusieurs personnes considérables, assez longtemps avant de la faire représenter. Le 15 janvier 1672, Mme de Sévigné écrit à sa fille: «Il (Corneille) nous lut l'autre jour une comédie chez M. de la Rochefoucauld, qui fait souvenir (disent les éditions de Perrin) de sa défunte veine,» ou, suivant le texte d'une ancienne copie, adopté dans la dernière édition des lettres de Mme de Sévigné[ [352]: «qui fait souvenir de la Reine mère.» La déclaration par laquelle Pulchérie, âgée de plus de cinquante ans, annonce à Léon qu'elle l'aime, «fait souvenir, en effet, comme on le remarque en note, d'Anne d'Autriche et de Mazarin.»

Près de deux mois plus tard, le 9 mars, Mme de Sévigné nous signale une autre lecture de notre poëte; elle dit en parlant de Retz: «Nous tâchons d'amuser notre cher Cardinal. Corneille lui a lu une comédie qui sera jouée dans quelque temps, et qui fait souvenir des anciennes[ [353].» Cette lecture ne fut pas la dernière, car Mme de Sévigné ajoute dans la même lettre: «Je suis folle de Corneille; il nous redonnera encore Pulchérie, où l'on verra encore