Sans vous voler un bien qu'il vous doit partager.
C'est là ce qui me force à garder le silence: 165
Je me réponds pour vous à tout ce que je pense,
Et puisque j'ai souffert qu'il ait tout votre cœur,
Je dois souffrir aussi vos soins pour sa grandeur.
IRÈNE.
J'ignore encor quel fruit je pourrois en attendre.
Pour le trône, il est sûr qu'il a droit d'y prétendre;170
Sur vous et sur tout autre il le peut emporter:
Mais qu'il m'y donne part, c'est dont j'ose douter.