Pour me rendre à mon rang n'eût obtenu ma main.

Mon amour, à ce prix, se fût rendu justice;

Mais puisqu'on m'a sans lui nommée impératrice,

Je dois à ce haut rang d'assez nobles projets

Pour n'admettre en mon lit aucun de mes sujets.

Je ne veux plus d'époux, mais il m'en faut une ombre,

Qui des Césars pour moi puisse grossir le nombre;

Un mari qui content d'être au-dessus des rois,

Me donne ses clartés, et dispense mes lois;

Qui n'étant en effet que mon premier ministre,