Seigneur: votre présence étonne mon devoir;240
Et ce qui de mon cœur fit toutes les délices,
Ne sauroit plus m'offrir que de nouveaux supplices.
Osez-vous l'ignorer? et lorsque je vous voi,
S'il me faut trop souffrir, souffrez-vous moins que moi?
Souffrons-nous moins tous deux pour soupirer ensemble?
Allez, contentez-vous d'avoir vu que j'en tremble;
Et du moins par pitié d'un triomphe douteux,
Ne me hasardez plus à des soupirs honteux.