Mon visage l'offense, et ma gloire le blesse.

Jusqu'au fond de mon âme il cherche une bassesse,

Et tâche à s'ériger par l'offre ou par la peur,

De roi que je l'ai fait, en tyran de mon cœur; 1520

Comme si par ses dons il pouvoit me séduire,

Ou qu'il pût m'accabler, et ne se point détruire.

Je lui dois en sujet tout mon sang, tout mon bien;

Mais si je lui dois tout, mon cœur ne lui doit rien,

Et n'en reçoit de lois que comme autant d'outrages,1525

Comme autant d'attentats sur de plus doux hommages.