[95] Tel est le texte de toutes les éditions anciennes, y compris celle de 1692. L'un est employé ici neutralement; Voltaire y a substitué le féminin: l'une.

[96] Dans l'édition de 1692: «ce qu'elles n'auroient jamais fait.» Voltaire (1764) a gardé l'ancienne leçon.

[97] La traduction de Port-Royal, attribuée à le Maistre de Saci, qui est désigné dans le privilége par le pseudonyme du: «sieur de S. Aubin.» (Voyez le Port-Royal de M. Sainte-Beuve, tome II, p. 372 et note 2.) Voici le titre de ce volume: Comédies de Terence traduites en françois avec le latin à costé et rendues tres-honnestes en y changeant fort peu de chose.... A Paris, chez la veuve Martin Durand.... M.DC.XXXXVII, in-12. Il ne comprend que trois pièces: l'Andrienne, les Adelphes et le Phormion.

[98] Corneille a déjà défendu son Menteur par des arguments tout à fait semblables. Voyez tome IV, p. 284.

[99] Presque tous les personnages de cette pièce sont historiques. Voyez ci-dessus pour Attila, p. 103, note [82]; pour Honorie, p. 104, note [88]; pour Ildione, p. 102, et p. 104, notes [91] et [92]. Le capitaine des gardes d'Attila et la dame d'honneur d'Honorie sont les seuls rôles d'invention, encore faut-il remarquer que le nom d'Octar n'est pas imaginaire; c'est celui de l'oncle d'Attila: voyez Jornandès, de Getarum rebus gestis, chapitre XXXV. Le même historien dit au sujet d'Ardaric et Valamir, qu'Attila les aimait plus que tous les autres petits rois: super cæteros regulos diligebat. (Chapitre XXXVIII.)

[100] C'est ainsi que ce nom est imprimé dans toutes les éditions (avec un tréma de plus: Meroüée, pour marquer que l'u ne doit pas se prononcer comme un v).—Mérovée est nommé dans Grégoire de Tours. «Quelques-uns affirment que de la race de Chlogion[ [100-a] était le roi Mérovech, dont Childéric fut fils.» De hujus (Chlogionis) stirpe quidam Merovechum regem fuisse adserunt, cujus fuit filius Childericus. (Livre II, fin du chapitre IX.)

[100-a] Il nomme un peu plus haut Chlogion (Clodion) «roi des Francs.»

[101] Province de l'empire romain, bornée au nord par le Danube, comprise dans le diocèse d'Illyrie.

[102] «On portait à cinq cent mille hommes le nombre des troupes d'Attila.» Cujus exercitus quingentorum millium esse numero ferebantur. (Jornandès, de Getarum rebus gestis, chapitre XXXV.)

[103] Voyez plus loin, p. 113, le vers 102 et la note [105] qui s'y rapporte.