Et comme dans sa race il ne revit pas bien,
L'empire est quelque chose, et l'Empereur n'est rien.
Ses deux fils[ [110] n'ont rempli les trônes des deux Romes
Que d'idoles pompeux[ [111], que d'ombres au lieu d'hommes.
L'imbécile fierté de ces faux souverains, 195
Qui n'osoit à son aide appeler des Romains[ [112],
Parmi des nations qu'ils traitoient de barbares
Empruntoit pour régner des personnes plus rares;
Et d'un côté Gainas, de l'autre Stilicon,
A ces deux majestés ne laissant que le nom, 200