Que je suis prêt, pour vous, d'abandonner l'empire,

De vous suivre, et d'aller, trop content de mes fers,

Soupirer avec vous au bout de l'univers.

Vous-même rougiriez de ma lâche conduite:

Vous verriez à regret marcher à votre suite

Un indigne empereur, sans empire, sans cour,

Vil spectacle aux humains des foiblesses d'amour.

Est-ce un simple hasard qui a produit entre le langage de Tite et celui de Titus une opposition si vivement marquée? On pourrait être tenté d'en douter; car il n'est pas absolument impossible qu'une indiscrétion ait fait connaître à Racine ce passage de la pièce de son rival, et qu'il se soit plu à réfuter d'avance les idées qui y sont exprimées.

EXTRAIT DE XIPHILIN
XIPHILINUS EX DIONE
IN VESPASIANO,
GUILLELMO BLANCO INTERPRETE[ [204].