Le ciel l'en avoua: ce guerrier magnanime

Par Tite, son aîné, fit assiéger Solyme; 100

Et tandis qu'en Égypte il prit d'autres emplois,

Domitian ici vint dispenser ses lois.

Je le vis et l'aimai. Ne blâme point ma flamme:

Rien de plus grand que lui n'éblouissoit mon âme;

Je ne voyois point Tite, un hymen me l'ôtoit;105

Mille soupirs aidoient au rang qui me flattoit.

Pour remplir tous nos vœux nous n'attendions qu'un père:

Il vint, mais d'un esprit à nos vœux si contraire,