Moi, la fille du dieu qui lance le tonnerre,

Mère du dieu qui fait aimer,

Moi, les plus doux souhaits du ciel et de la terre,

Et qui ne suis venue au jour que pour charmer,

Moi qui, par tout ce qui respire, 105

Ai vu de tant de vœux encenser mes autels,

Et qui de la beauté, par des droits immortels,

Ai tenu de tout temps le souverain empire,

Moi dont les yeux ont mis deux grandes déités