Et j'y vois l'un de vous prendre une destinée

A me faire trop de pitié.

Oui, princes, à tous ceux dont l'amour suit le vôtre

Je vous préférerois tous deux avec ardeur;

Mais je n'aurois jamais le cœur460

De pouvoir préférer l'un de vous deux à l'autre.

A celui que je choisirois

Ma tendresse feroit un trop grand sacrifice;

Et je m'imputerois à barbare injustice

Le tort qu'à l'autre je ferois. 465