[166] C., I, p. 181, du 24 nov. 1809, et p. 188, du 10 déc. 1809.

[167] C., I, p. 203, du 1er mars 1810. Sur le séjour à Lyon, cf. id., p. 193-240.

[168] Nous donnons cette date d'après le Journal intime, bien qu'elle ne soit pas d'accord avec la Correspondance, où figure une lettre datée de «Saint-Point 14 mai»; nous lui donnons la préférence.

[169] «Beaucoup de mes rêves, toutes mes espérances s'évanouissent chaque jour, c'est comme les fantômes qu'on se fait la nuit et que le premier rayon du jour dissipe ou réduit à leur juste valeur. Et toi, mon cher ami, tu es donc aussi comme moi, tu vois que nous avions rêvé, rêvé d'une société à notre guise, rêvé la gloire, rêvé l'amour, rêvé des femmes comme il devrait y en avoir, rêvé des hommes comme il n'y en aura jamais....» (C., I, p. 243.) Cette lettre, datée de Milly, 14 mai 1810, est mal classée: en effet, nous savons par le Journal intime que le 14 mai Lamartine était encore à Lyon; mais comme il écrit à Virieu dans le courant de cette lettre: «Je vais partir dans une quinzaine de jours passer quelques semaines à Dijon», et qu'il y arriva le 2 juillet, on peut en conclure qu'elle est du 14 juin.

[170] C., I, p. 256, du 26 juillet 1810

[171] Id., p. 276, du 30 sept. 1810.

[172] Id., p. 264, du 30 août 1810.

[173] J. I., 8 oct. 1810.

[174] C., I, p. 248.

[175] Les causes de ce «mal du siècle» sont surtout littéraires; écartés pour la plupart de la guerre—seul mode d'activité qu'on connût alors,—ces jeunes gens se réfugièrent avec délices dans le monde des idées, ils lurent trop. Cf. Génie du Christianisme, chapitre du Vague des passions, et Ballanche, où le cas est prévu avec une parfaite netteté, lorsqu'il dit: «Mon fils, vous portez dans votre sein une secrète inquiétude qui vous dévore. Les livres seuls vous ont tout appris. Les plus hautes conceptions des sages, qui pour y parvenir ont eu besoin de vivre de longs jours, sont devenues le lait des enfants.» (Le Vieillard et le jeune homme.) Cf. également une lettre de Lamartine après sa première lecture de Corinne (C., I, p. 117, du 1er juin 1809).