Le général Hugo à Paris.—Sa mort et ses obsèques.—Une succession difficile.—Un tailleur qui entend le petit jeu des intérêts.—La vente du mobilier, à Blois et à la Miltière.—Les œuvres dédicacées du fils au père.—La mort de la veuve d'Almeg.
Cette lettre est la dernière en date que possède la Bibliothèque de Blois.
D'autres existeraient, m'a-t-on assuré, jointes à quelque dossier, dans les cartons d'une étude blaisoise. Elles seraient curieuses également à consulter et éclairciraient, sans doute, les mobiles de la résolution que n'allait point tarder à prendre le général Hugo.
Six ou sept mois plus tard, en effet, vers juin 1827,—l'ennui de la province ou les liens l'unissant à la veuve d'Almeg étaient-ils devenus plus lourds à supporter?—il quitta Blois, et, tout en continuant à y conserver son domicile réel, venait se fixer à Paris, dans le voisinage de ses enfants.
Dans un quartier n'ayant guère à envier à celui du Foix comme tranquillité, au 9 de la rue Monsieur, le général loua et meubla, dans la même maison que son fils Abel, un petit appartement, composé d'une chambre à coucher, d'un cabinet de travail, d'une salle à manger, d'un salon, d'un cabinet de toilette et d'une chambre de domestique[154].
[154] La note du tapissier s'élevant à 3.792 fr. 65, n'avait pas encore été réglée lors de la mort du général et figure sur les comptes de la liquidation.
Il s'occupa, ces derniers mois, d'affaires financières, et figurait, au moment de son décès, parmi les administrateurs de la «Société d'avances mutuelles sur garanties» et de la «Banque Lambert». Peut-être, était-ce sous deux noms différents, la même société?
Une attaque d'apoplexie l'enleva soudainement dans la nuit du 29 au 30 janvier 1828. Le Moniteur Universel paru à la date du 30 janvier annonçait brièvement sa mort.
On remarquera dans ce «communiqué» une formule aujourd'hui courante. Elle devait, alors, être nouvelle:
M. le lieutenant général, comte Hugo, est mort la nuit dernière frappé d'une apoplexie foudroyante. Ses obsèques auront lieu demain jeudi 31 janvier, en l'église des Missions Étrangères, sa paroisse.