A la Goulue,
«Je vous avouerai (comme il y a du monde, je ne me sers pas du tutoiement que vous avez assez facile) que je n'étais pas parmi ceux qui, une après-midi de mi-carême, se précipitaient auprès d'un char, gueulant vive la Goulue, chaque fois que vous leur montriez un bout de pantalon bien endentelé; j'étais même parmi ceux qui trouvaient ce spectacle un peu écœurant et surtout très attristant...
«Il n'y a plus d'erreur possible avec ce système-là, et les Anglais des deux sexes, qui ne trouvent jamais, au Jardin de Paris, les jambes assez levées et les pantalons assez ouverts, sauront où aller, quand ils verront briller sur votre tête les lettres de votre nom»[457].
Le pauvre et cher Jouy, dont la verve ne laissait échapper aucune actualité, avait, d'ailleurs, consacré dans le Paris, sa chanson du lendemain à cette exhibition.
J'en détacherai ces deux couplets. Un gosse «fin de siècle» parle:
Tout le jour avec les copains,
J'ai suivi d'Montmartre à Montrouge
L'char où c'te dompteuse de lapins
L'vait la jamb', comme au Moulin Rouge.
La pauvr' fill'! Vrai, c'est épatant