—Combien je regrette, monsieur, de ne pouvoir vous en dire autant.
(Balluriau: L'Assiette au beurre,
19 octobre 1901.)
Très joli! mais, au moins, faut-il que le contenu réponde au contenant. Ces élégances siéent mal à une vieille femme ou à une maritorne. Laiderons et dondons, celles dont la graisse déborde de tous côtés, n'ont que faire de ces dentelles. La dame trop mûre, qui a peine à soutenir la gélatine de ses seins et à comprimer, sous le corset, le gras-double de son ventre, fera bien de renoncer à ces gentillesses.
Le pantalon le plus froufrouté du monde n'enlèvera rien à la laideur d'un vilain derrière. Il en fera, au contraire, ressortir l'énormité et le grotesque: salons d'automne que guette le cubisme et auxquels les caricaturistes n'ont pas ménagé leurs traits: les grasses en pantalon.
Pourtant, elles n'ont abdiqué aucune prétention, elles rêvent de conquêtes et volontiers feraient les petites folles:
—Croyez-moi, ma chère, faites comme moi. Soignez vos dessous... Un homme qui trouve en sa femme toutes les séductions d'une fille ne songe pas à la tromper.
(Radiguet: le Rire, 15 octobre 1898.)
Et ce sont des chichis:
—Pardon de vous recevoir ainsi, Arthur, mais si souvent vous m'avez répété que vous adoriez les dessous féminins.
(Engel: le Rire, 22 avril 1899.)