(Le Frou-Frou, 1902.)

Objets d'art nouvellement arrivés—ne mettons pas débarqués—de la Chine et du Japon... On les connaît ces expositions et le bristol qui invite à les visiter... On y est généralement d'un louis.

D'aucunes, assez nombreuses, aiment à s'attarder en pantalon. Elles se trouvent charmantes ainsi et elles n'ont pas tort. C'est un déshabillé coquet et commode, à condition, toutefois, que la femme soit jeune et qu'elle ne tienne ni de la poupée de Jeanneton, ni de la Vénus hottentote.

Ainsi, il ne saurait convenir à la femme du herr professor, la Diane des fesses, ni même à la milliardaire américaine, quand elle a atteint l'âge de la Baronne. Ces très ci-devant jouvencelles marcheraient encore volontiers; mais, hélas! le chic et le sac ne marchent pas toujours d'amble:

—T'as le sac, mais pour le chic, faudra repasser, ma vieille.

(Grandjouan: le Rire, 28 mai 1904.)

Trop de teutons. Cette jeune Viennoise a pour elle la jeunesse; elle voudrait bien, elle aussi, marcher, mais, point assez moderne pour prendre un amant, il lui faudrait la croix en plus de la bannière que déjà elle possède. Pour mieux goûter plus tard aux joies de l'adultère, à sa toilette, elle songe au bon motif en attendant le meilleur:

—Ces imbéciles d'hommes, avec leurs compliments: combien je suis plus jolie dans ma toilette de bal. S'ils savaient combien plus jolie je suis sans aucune espèce de robe, depuis longtemps déjà, l'un d'eux m'eut épousée.

(Wiener Caricaturen, 1903)[548].

Dame, on fait bien des choses, habillée, ou à demi-déshabillée, comme le confessait, un jour, une aimable femme, et le pantalon se prête autant à ces petits jeux que les jupes entravées, les corsets trop longs et l'arsenal compliqué des jarretelles les rendaient parfois difficiles, sinon dangereux.