Entre femmes, cette tenue permet d'aimables comparaisons auxquelles n'aurait point su se dérober Pâris et dont les anciens bals du Courrier français n'ignorèrent point le charme. Ce serait une erreur grossière de croire que tous les derrières se ressemblent. Il en est de beaux, comme il en est de vilains: les uns auraient pu exciter la verve d'Armand Silvestre, d'autres rappellent la croupe de l'éléphant, ou c'est un «pauvre petit derrière de rien du tout», comme celui de M. Badin.
Celles qui sont douées de ces insuffisances se montrent aisément pincées et agressives. La laideur et la maigreur rendent susceptibles:
—Le tien est plus gros... Et puis après? Faut pas t'imaginer que ça se vend au kilo!
(Stop: Journal amusant.)
Si gracieuses que puissent paraître en pantalon nos contemporaines, on ne saurait leur conseiller de sortir dans ce costume. Elles risqueraient de se faire remarquer:
—Je voudrais bien savoir ce que j'ai de si comique que tout le monde se retourne ainsi sur moi.
(Die Auster, Munich, 1903)[550].
Ce serait le moins de mettre des gants et non, comme beaucoup, de les serrer dans ses bas:
—Ben quoi! Tu ne vas pas aller au Bois comme ça, je pense? Prends au moins des gants blancs.
(Petitjean: le Frou-Frou, 1901.)