(Guydo: Le Rire, 12 janvier 1901.)
Les robes collantes et les jupes entravées, dont la conséquence était la simplification des dessous quand ce n'était pas leur suppression totale, a fait un moment courir un danger réel au pantalon. Jamais, depuis la mort de la crinoline, il ne s'était trouvé aussi menacé.
Ce fut le triomphe passager de la culotte et de la combinaison. A défaut d'autres, la culotte, inconsidérément oubliée par une petite amie dans le cabinet de toilette d'un homme de sport, avait au moins l'avantage de fournir un alibi, le jour où l'objet tombait sous les yeux de sa «liaison sérieuse:»
L'Alibi de l'escrimeur.
—Tu me raconteras encore que je suis la seule femme que tu reçoives ici, quand je viens de trouver ça dans le cabinet de toilette!
—Mais, mon amour chéri, ça, je te le jure, c'est ma culotte de satin pour tirer en assaut public!
(A. Guillaume: Le Rire, 20 février 1909.)
Hum? le public aurait pu facilement devenir gênant.
—Quant à la combinaison,—nous lui devons d'exquis dessins de Fabiano—son nom seul devait prêter à de faciles légendes que les caricaturistes n'eurent garde de laisser échapper.
Jehan Testevuide n'avait pas même attendu, pour ouvrir le feu, le règne de l'entrave. Dès 1895, la Chronique amusante préludait ainsi aux jeux de mots aisés à prévoir du surlendemain: