[485] Nouveau Larousse illustré, t. VII.
[486] La Comédie de notre temps, p. 132.
[487] La Vie parisienne. Études sur la Toilette. Les Pantalons.
[488] La Danseuse, dessins de Guillaumot fils.—Paris, Marpon et Flammarion, 1885; in-8, p. 31-32.
[489] Les caleçons, non des contemporaines de M. de La Rochefoucauld, mais des ballerines du XVIIIe siècle; l'Académie royale de Musique d'Emile Campardon me fournit, alors que je corrige les épreuves de ce volume, deux notes dont il serait coupable de ne pas tenir compte.
Tout d'abord, la confirmation par la Camargo elle-même, de l'usage qu'elle avait importé des caleçons au théâtre:
«Il s'éleva au XVIIIe siècle une controverse curieuse au sujet de Mlle de Camargo. Les uns prétendaient qu'elle n'avait jamais porté de caleçons et que sa danse était tellement décente qu'elle n'en avait pas eu besoin; d'autres, au contraire, soutenaient qu'elle en avait toujours porté. Un pari s'engagea à ce sujet et c'est à la danseuse elle-même que l'on s'adressa pour résoudre cette question importante. Elle vivait alors fort retirée, et on la trouva entourée d'une demi-douzaine de chiens. Elle répondit que non seulement elle avait toujours porté des caleçons, mais encore que leur établissement au théâtre datait de ses plus brillants succès.» (Paris, Berger-Levrault, 1884; 2 in-8.—I, p.88.)
D'autre part, si le carnet de blanchissage de la demoiselle Eulalie Lalanne, dite Audinot, produit en 1788, devant le tribunal consulaire, ne contenait pas trace de pantalons, l'inventaire dressé le 5 janvier 1760, des «objets ayant appartenu à Mlle Louise Dalisse, dite Chevrier, et trouvés après son décès dans le domicile qu'elle occupait», mentionne, à côté de vingt chemises de toile de Hollande non garnies, de trois corsets de basin rayé garnis de mousseline, de six paires de bas de soie blanche, contre deux seulement de coton: «huit caleçons». (I, p. 129.)
La demoiselle Chevrier avait débuté vers 1747 à l'Académie royale de musique, où on la vit figurer dans nombre de ballets et mourut, rue Sainte-Anne, le 29 décembre 1759.
Les rapports de police la faisaient souper, le 7 février 1754 chez M. de La Poupelinière, la victime de la cheminée, qui lui aurait offert un louis... pour son dérangement (Camille Piton: Paris sous Louis XV.—Rapports des inspecteurs de police au roi. Paris, Mercure de France, 1914; p. 314.)