Du moins faut-il bien que je sache

Ce dont il est question,

Et j'y mets la condition

De me montrer ce qu'on veut que je cache[90].

A la cour de France, sous Louis XVI, malgré l'austère surveillance de Mme de Noailles, cette duègne grave et solennelle que Marie-Antoinette avait, en une heure de gaîté, surnommée Mme l'Étiquette, il arrivait encore de choir d'âne, même à la reine.

M. Frantz Funck-Brentano a joliment conté l'anecdote. Elle égaye du rire frais de la fille de Marie-Thérèse le sombre drame dont l'Affaire du Collier devait être le prélude:

«Il arriva qu'un jour que Marie-Antoinette était montée à dos d'âne, la bête d'un coup d'arrière-train la jeta sur le gazon. La voilà assise dans l'herbe haute, les jupes retroussées et battant des mains: «Vite allez chercher Mme de Noailles, qu'elle nous dise ce que veut l'étiquette, quand une reine de France est tombée d'un âne![91]»

Pas plus que ses dames d'honneur, l'infortunée souveraine—le Livre-Journal de Mme Eloffe en fait foi—ne portait de pantalons... Mais, le comte de Caylus n'était plus là pour célébrer cette chute.

Puis, eût-il osé?