LE CALEÇON DES COQUETTES DU JOUR
Quelques tentatives faites pour réacclimater sous les jupes le caleçon aboli de l'escadron volant de Catherine, donnèrent naissance à ce poème.
Il avait la prétention d'être comique et Bachaumont qui, sans doute ne l'avait pas lu, le juge, sur son titre, ordurier:
«Le Caleçon des Coquettes du jour. La Haye, 1763, in-8. Cet ouvrage ordurier se distingue assez par son titre et ne mérite pas une plus grande attention[92]».
N'exagérons rien, il n'est pas ordurier, il n'est qu'ennuyeux.
Encore que la librairie belge ait cru devoir rééditer cette pauvreté, elle est peu connue. Malgré sa fadeur, il n'est donc peut-être pas inutile d'en donner une brève analyse et d'en citer quelques extraits.
Place Saint-Sulpice, le vent qui balaie le bureau du tramway d'Auteuil ne datant pas d'aujourd'hui, une femme, Dorimène, vient à tomber. La rafale soulève ses jupes et sa chemise, offrant aux regards le double globe de ses rotondités naturelles.
«Une grande sœur grise», sœur Véronique, l'aide à se relever et à réparer le désordre de sa toilette; un peu placière, elle lui offre le bras et la reconduit chez elle, pour lui vanter sa marchandise.