Alors je prends moi-même le registre de l'état civil: en feuilletant, je retrouve la page, ma signature et, à côté, le petit grimoire qu'a dessiné Chrysanthème:
—Tiens, assemblée d'imbéciles, regarde!
Survient un très haut chef—petit vieux grotesque en redingote noire—qui de son bureau écoutait la scène:
—Qu'est-ce qu'il y a? que se passe-t-il? quelle avanie a-t-on faite aux officiers français?
Je conte plus poliment mon cas à ce personnage qui se confond en promesses et en excuses. Tous les petits agents se prosternent à quatre pattes, rentrent sous terre, et nous sortons, dignes et froids, sans rendre les saluts.
M. Sucre et madame Prune peuvent être tranquilles, on ne les inquiétera plus.
[XXXI]
23 août.
Le séjour de la Triomphante dans le bassin, l'éloignement où nous sommes de la ville, me servent de prétexte depuis deux ou trois jours pour ne plus aller à Diou-djen-dji voir Chrysanthème.