| Vol. | Vol. | ||
| AICARD (JEAN), de l'Acad. française | FRAPIÉ (LÉON) | ||
| Des Cris dans la mêlée | 1 | Les Contes de la Guerre (3e mille) | 1 |
| ACKER (PAUL) | Le Capitaine Dupont (4e mille) | 1 | |
| L'Oiseau Vainqueur (9e mille) | 1 | HIRSCH (CHARLES-HENRY) | |
| AGHION (MAX) | Mariée en 1914 (6e mille) | 1 | |
| A travers l'Europe sanglante. Ill. | 1 | Chacun son devoir (6e mille) | 1 |
| BARBUSSE (HENRI) | LE BON (Dr GUSTAVE) | ||
| Le Feu (51e mille) | 1 | Enseignements psychologiques de la Guerre européenne (24e mille) | 1 |
| BONNIER (GASTON), de l'Institut | Premières conséquences de la Guerre | 1 | |
| En marge de la Grande Guerre | 1 | MACHARD (ALFRED) | |
| BOUTET (FRÉDÉRIC) | La Guerre des Mômes (3e mille) | 1 | |
| Celles qui les attendent | 1 | MAËL (FRED CAUSSE-) | |
| Victor et ses Amis (4e mille) | 1 | L'Ile qui parle | 1 |
| CHARRIAUT (H.) | L'Ame d'un Canon | 1 | |
| La Belgique Terre d'héroïsme (5e m.) | 1 | MANDELSTAMM (V.) | |
| CHARRIAUT (H.) ET L. AMICI-GROSSI | La Cosaque (4e mille) | 1 | |
| L'Italie en guerre | 1 | MARGUERITTE (PAUL), de l'Acad. Goncourt | |
| COLIN (Lt-COLONEL) | L'Embusqué, roman (30e mille) | 1 | |
| Les grandes batailles de l'Histoire De l'antiquité à 1913 (6e mille) | 1 | Contre les Barbares 1914-1915 (5e m.) | 1 |
| Les Transformations de la Guerre (6e mille) | 1 | L'Immense Effort. 1915-1916 (3e m.) | 1 |
| DANRIT (CAPITAINE) | NION (FRANÇOIS DE) | ||
| La Guerre souterraine | 1 | Pendant la Guerre (4e mille) | 1 |
| FARRÈRE (CLAUDE) | Son sang pour l'Alsace (4e mille) | 1 | |
| Quatorze Histoires de Soldats (20e m.) | 1 | Les Décombres (3e mille) | 1 |
| FINOT (JEAN) | PÉLADAN (JOSÉPHIN) | ||
| Civilisés contre Allemands (4e m.) | 1 | La Guerre des Idées | 1 |
| FOLEŸ (CHARLES) | RICHEPIN (JEAN), de l'Acad. française | ||
| Sylvette et son blessé | 1 | Proses de Guerre (4e mille) | 1 |
| FORGE (HENRY DE) | La Clique | 1 | |
| Ah! la belle France! (3e mille) | 1 | RICHET (CHARLES) | |
| Les Coupables | 1 | ||
| ROSNY AINÉ (J.-H.), de l'Acad. Goncourt | |||
| Perdus? (5e mille) | 1 | ||
| TIMMORY (GABRIEL) | |||
| La Colonelle von Schnick | 1 | ||
5780.—Paris.—Imp. Hemmerlé et Cie. 3-17
NOTES:
[1] Napoléon Ier fut, si je ne me trompe, l'un de ces nonnitiés qui citait la régularité des tournoiements célestes comme preuve de l'existence de Dieu.
[2] Quelques nouvelles hypothèses, assez admissibles, viennent d'être émises sur la genèse du soleil, mais elles soulèvent encore,—et toujours et toujours,—de nouveaux pourquoi plus effroyables; alors, à quoi bon?
[3] On connaît les lézards à membranes et même le lézard à plumes (archéopterix) qui fut essayé après lui.
[4] On s'en occupe déjà beaucoup, de nos soldats aveugles, je le sais bien, pour leur trouver du travail, leur assurer l'existence matérielle; mais il faudrait aussi les distraire de leur déchéance affreuse, en faisant pénétrer dans leur nuit de belles images colorées, en les intéressant à des aventures réelles ou imaginaires, qui leur apporteraient la diversion et l'oubli; ce serait au moins aussi utile que de leur donner du pain.
Or, cette petite histoire du sergent Lormont, qui est une entre mille, je l'ai notée sur la prière d'un aveugle éminent, M. Maurice de La Sizeranne, je l'ai notée pour attirer un peu l'attention sur son œuvre admirable, car il a consacré sa vie aux autres aveugles ses frères. Il dirige et il enrichit, par tous les moyens en son pouvoir, une bibliothèque pour ceux qui lisent sans yeux, qui lisent en promenant les doigts sur des feuillets blancs piqués d'innombrables trous d'épingle.
Qui dira tout le bien qu'il a déjà fait, en rendant à tant et tant de pauvres êtres, isolés dans leur nuit, cette joie de lire! Mais sa bibliothèque, qui suffisait à peine avant la guerre, se trouve aujourd'hui n'avoir plus le quart des volumes qu'il faudrait. Quand nos combattants, aveugles d'hier, ont été amenés là, au bras de quelqu'un, pour emprunter de ces livres spéciaux à leur usage, souvent ensuite il s'en retournent déçus et plus tristes: on a été obligé de leur en refuser, parce qu'ils étaient tous en lecture,—et l'argent manque pour en préparer d'autres.
On a déjà tant donné, dans notre pays, donné à pleines mains pour nos blessés, que l'on donnera bien encore, il me semble, pour apporter un peu de détente et d'enchantement aux plus terriblement touchés d'eux tous, à ceux qui n'y voient plus. Si l'on n'a pas déjà souscrit davantage pour cette œuvre, c'est surtout, j'en suis convaincu, parce qu'on n'y pensait pas, parce qu'on ne savait pas. Je demande donc, ici, que l'on vienne au secours de la si précieuse bibliothèque, que la guerre, hélas! n'a que trop mise à l'ordre du jour.