Le consul protesta solennellement. Les Serbes lui répondirent par des ricanements.

(Communiqué par M. J. Odelin, de l'Œuvre.)

VII

Lettre d'un Français de Constantinople.

Je viens, dit-il, de parcourir la région entre Demir-Hissar, Serrès et Salonique ; c'est un spectacle horrible, j'ai vu sur la route plus d'un millier de cadavres de paysans turcs, hommes, femmes, enfants, vieillards, massacrés par les chrétiens.

VIII

Lettre adressée à M. J. Odelin, qui, dans l'Œuvre, a si vaillamment fait campagne pour le bon droit, par M. Lucien Maurouard, ministre plénipotentiaire, qui fut vingt ans diplomate français en Orient.

Paris, le 2 janvier 1913.

Monsieur,

Par ce fait même que les Turcs sont plus adonnés à l'agriculture qu'enclins aux initiatives industrielles et financières, l'Empire ottoman est terre d'élection pour le développement des intérêts économiques étrangers.