—Non... ou du moins... pas cette semaine... On se revoit toujours: le monde est si petit. Mais je vous chasse d'où vous êtes, et ne vous donne aucun rendez-vous. C'est la meilleure preuve que je puisse vous offrir de ma respectueuse amitié.

[CHAPITRE IX]

OÙ GIGUELILLOT, LUI AUSSI, DEVIENT AMOUREUX.

Le garçon est pour la fille,
La fille est pour le garçon;
Quoi qu'on fasse et qu'on babille,
Ce n'est, ma foi, que vétille,
Que mystère et que façon.
Le filet est pour l'anguille
Et le trou pour la cheville,
La limace à la coquille,
La coquille au limaçon.
Le garçon est pour la fille,
La fille pour le garçon.

Le manche pour la faucille
Et la balle pour la grille,
Le fil pour la canetille
Et la pomme pour l'arçon,
L'appât est pour l'hameçon,
Le bout pour le nourrisson,
Et l'oiseau pour le buisson,
Et le garçon pour la fille.
Le cheval est pour l'étrille
Et pour le caparasson,
Le tillac est pour la quille,
La cage pour le pinson,
Et l'étang pour le poisson,
Et l'ente pour l'écusson,
Et l'épy pour la moisson,
Le rocher est pour l'anguille,
La fille pour le garçon.
. . . . . . . . . . . .

Virelai de Claude Le Petit.—1660.

Lorsque Giguelillot se rendit enfin hôtel du Sein-Blanc et de Westphalie—car vous pensez bien qu'il y courut—Mirabelle venait de sortir.

Il frappa trois coups discrets, et attendit:

—Qui est là?

—Moi.