Soudain je m'assis sur ses genoux, je la pris dans mes bras, je lui parlai à l'oreille vivement, anxieusement. Alors elle mit sa contre la mienne, et me dit tout.
21 — LA LUNE AUX YEUX BLEUS
La nuit, les chevelures des femmes et les branches des saules se confondent. Je marchais au bord de l'eau. Tout à coup, j'entendis chanter: alors seulement je reconnus qu'il y avait là des jeunes filles.
Je leur dis: « Que chantez-vous? » Elles répondirent: « Ceux qui reviennent. » L'une attendait son père et l'autre son frère; mais celle qui attendait son fiancé était la plus impatiente.
Elles avaient tressé pour eux des couronnes et des guirlandes, coupé des palmes aux palmiers et tiré des lotus de l'eau. Elles se tenaient par le cou et chantaient l'une après l'autre.
Je m'en allai le long du fleuve, tristement, et toute seule, mais en regardant autour de moi, je vis que derrière les grands arbres la lune aux yeux bleus me reconduisait.
22 — RÉFLEXIONS (non traduite)
23 — CHANSON (Ombre du bois)
« Ombre du bois où elle devait venir, dis-moi, où est allée ma maîtresse? — Elle est descendue dans la plaine. — Plaine, où est allée ma maîtresse? — Elle a suivi les bords du fleuve.
— Beau fleuve qui l'a vue passer, dis-moi, est-elle près d'ici? — Elle m'a quitté pour le chemin. — Chemin, la vois-tu encore? — Elle m'a laissé pour la route.