PAR LA NUIT D'AUTOMNE

Par l'automnale nuit la terre se résigne,

Muette sous le fait des ombres tumulaires:

Nul astre en qui survive un espoir d'aubes claires,

Un espoir de matin crevant son œuf de cygne.

Les soleils d'autrefois fermentent dans la vigne.

Maintenant au pas sourd de noires haquenées,

Sans faire gémir l'herbe ou résonner la roche,

Tel qu'une chevauchée impitoyable, approche

Le troupeau saccageur des suprêmes journées.