Passe, vierge terrible au col souple et nerveux:

L'inexpiable sang pour les siècles macule

Ton front clair comme un jour d'été sans crépuscule

Et la mort des héros surgit de tes cheveux.

Passe, reine d'amour, semeuse de désastres,

Dans ta robe de gloire et de sérénité,

Et vois fleurir les deuils autour de ta beauté,

Sous tes regards pareils aux rayons froids des astres.

Tu brilles dans la nuit des âges révolus

Et les derniers amants des formes triomphales