Les calices des lys s'ouvraient en ce vallon

Éperdument, vers les étoiles fraternelles;

Les paons constellés d'yeux luisaient sous les halliers

Or mobile, tremblant saphir, vivante flamme

Et les fruits mûrs pendus aux vastes espaliers

Versaient un opulent arôme de cinname,

Tandis que, dans le parc peuplé par des sylvains

Et des faunes bordant les larges avenues,

Le clair de lune épars sur les marbres divins

Faisait étinceler la chair des nymphes nues.