Alors un chant funèbre emplit le ciel ardent:

Un concert douloureux d'ineffable harmonie

Montait vers les tueurs surgis de l'occident.

La voix des chanteurs blancs pleurant leur agonie

Poursuivait les guerriers jusque-là sans remords

Dont la chair palpitait d'une angoisse infinie;

Et tandis qu'autour d'eux l'âme des cygnes morts

Semait un hymne amer de vengeance éternelle,

Les barbares, au vol de leurs chevaux sans mors,

S'enfonçaient, affolés, dans l'ombre solennelle.