Sur la mer onduleuse et mouvante des prés
Où ruisselle le flot des trèfles empourprés,
Tandis que montent vers le nue orientale
Le meuglement des bœufs et la rumeur des blés.
II
Le souffle langoureux des brises musicales
Chante dans les sainfoins en fleurs un hymne lent
Et grave et sous les rais du soleil aveuglant
Une fuite éperdue et grise de cigales
S'enlève et vibre, au ras de l'herbe, en sautelant.