L'ombre s'enroule aux flancs des collines farouches
Et pèse sur les bois et les versants herbeux
Où dorment lourdement les immobiles bœufs;
Elle fait grimacer les arbres et les souches
Des saules noirs pareils à des jeteurs de sorts,
Tandis que par les vaux mystérieux et morts
Le monotone appel des hulottes réplique
Au sifflement du vent dans le houx métallique
Qui vibre hostilement comme une armure et luit
Et l'eau sauvage hurle entre les roches grises,