Noire sur le cristal pâle et gris comme un ciel

D'hiver, la libellule énigmatique éploie

Les ailes dans l'air lourd et pestilentiel.

Ses immobiles yeux sans tristesse et sans joie

Cherchent sinistrement une invisible proie

Et planant sur l'eau verte et morte des marais,

Vers vos calices d'or, de pourpre et de ténèbres,

Elle vole vers vos calices à jamais,

Glauques fleurs qui nagez sur des étangs funèbres

Où se mire le deuil des pins et des cyprès.