D'une fleur morte hélas! moins que ta grâce morte,
Je viens à toi qui dors au fond des siècles lourds
Et dont le pur tombeau fait les lèvres fidèles:
Je n'ai pas entendu les mots qui naissaient d'elles
Ni goûté la douceur de tes tristes amours:
Mais je pleure ton corps et son charme équivoque
Et les baisers trop lents qui l'auraient effleuré,
Chair de jadis, désir dont je me suis leurré
Parce qu'un même appel de buccins nous évoque
Vers les mêmes cyprès noirs et silencieux…