Ne réjouira pas ta cendre d'un parfum.

II

Viens respirer l'odeur des vignes et des fruits.

Ce soir te sera doux comme tes longues nuits,

Hymnis, enfant qui dors depuis deux mille années,

Et par le souffle lent des sentes où je fuis

Les roses du tombeau ne seront point fanées.

Je te dédie, enfant, la mourante forêt.

Elle se pare encor malgré son mal secret:

Tu te reconnaîtras à sa noble agonie,