De la forêt; j'ai fui leurs lèvres et leurs mains,
Eperdue, à travers les rochers sans chemins,
Et je frissonne encor de l'étreinte éludée
Jadis, quand mon horreur de vierge dénudée
Écoutait survenir l'approche des pas lourds.
Cependant par des soirs, solitaires toujours,
J'ai miré mon visage au miroir des fontaines
Et tendu vers mon front des lèvres incertaines
Dont la source perfide a glacé le désir;
Et l'ombre s'effaça que j'ai voulu saisir,