L'ERRANTE
Je le sais: mon destin m'entraîne et tu le veux,
J'irai. Je dois offrir aux chocs tumultueux
Dès le premier appel de l'aube avant-courrière
Ma poitrine héroïque et libre de guerrière;
Et mon poing brandira le glaive désormais.
Je le sais: mais l'exil sombre où tu t'enfermais
S'illumine pour toi de ma chair apparue,
Et radieuse encor, même absente, j'obstrue
Les portes de la nuit que tu heurtais déjà.