Impitoyable au deuil des bois mystérieux
Offense la beauté des forêts profanées
Où rôdaient librement les fauves et les dieux.
Mais le sylvain survit à la sylve abattue;
Dans l'antre encor voilé de feuillage, sa chair
Immortelle, à travers les siècles, perpétue
Le grand frisson d'amour qui fait tressaillir l'air;
Et dans les flancs d'une passante solitaire
Il sème au chant des eaux et des rameaux flottants
Des fils aventureux affranchis de la terre