Qui que tu sois, passant envoyé par le sort,

Venu des ténébreux chemins, franchis la haie,

Cueille d'un seul regard toute la roseraie,

Que ses vivants parfums te sauvent de la mort!

Tends les mains; le verger de force et de liesse

Que n'a pas envahi l'ombre du dernier dieu

T'offre les raisins clairs, les oranges de feu,

Et si ta lèvre a soif d'amour, l'aube acquiesce,

La mer chante; appelé par les conques des flots,

Après les jours ou les longs mois de bonne halte,