Celui-ci souriait aimablement, il avait l’air élégant, distingué, cossu, des yeux noirs brillaient dans son visage, qu’encadrait une grande barbe poivre et sel.
— Je veux vous voir, vous regarder, jolie Paulette, et vous dire aussi les tendres sentiments que vous m’inspirez !
— Zut alors ! fit la demi-mondaine, maussade, je crois que c’est pas le moment ! La police sort d’ici… j’ai plein d’embêtements !
— Vraiment ? fit le personnage, subitement intéressé, ne pourrais-je pas vous aider ?
— Qui c’est que vous êtes ? demanda Paulette.
— Un homme, ma chère enfant, qui s’intéresse à vous et qui ne manque pas de relations, bien au contraire ! Dites-moi ce qui s’est passé exactement avec le policier qui sort d’ici. Racontez-moi ce que vous lui avez dit.
Et l’homme ajoutait à part :
— Je saurai peut-être de la sorte ce qu’il convient de faire !
Paulette, qui, depuis qu’elle avait appris la mort de ce Firmain, était complètement désorientée, incapable, semblait-il, d’avoir la moindre volonté, d’une voix larmoyante raconta sans omettre un détail la conversation qu’elle venait d’avoir avec Juve.
Elle était si absorbée dans son récit qu’elle ne se rendait point compte de l’impression fâcheuse que celui-ci produisait sur le visiteur.