L’expression de son interlocuteur était devenue farouche. L’homme s’avançait menaçant vers la demi-mondaine…

Il sortit de sa poche un revolver, le braqua sur la jeune femme.

— Paulette, articula-t-il, écoutez bien les ordres que je vais vous donner !… Il faudra les exécuter sans oublier le moindre détail ! Sans quoi à la première défaillance, à la première faute, je t’abattrai comme une chienne ! Entends-tu bien ?

Un cri rauque retentit…

Assurément l’interlocuteur de Paulette ne s’attendait pas à une semblable attitude de la part de la jeune femme !

Celle-ci, à la vue du revolver qu’on braquait sur elle, au lieu de reculer, de s’immobiliser dans un angle de la pièce, avait foncé en avant, elle bousculait l’homme, puis bondissait hors du boudoir !

— Au secours ! au secours ! hurlait-elle éperdument…

Paulette traversait la salle à manger, elle arriva dans l’entrée, la porte s’ouvrait à ce moment, quelqu’un pénétra…

C’était Léon Drapier.

— Ah ! te voilà ! fit Paulette en se jetant dans ses bras, mais à sa grande surprise elle était repoussée par Léon Drapier.